Paris accueille la première « salle de shoot » de France

Un grand ouf de soulagement pour les associations de réduction des risques comme Gaia ou Safe, qui voient en ces salles de shoot une démarche vraiment salutaire pour les toxicomanes.

Que faut-il retenir sur les salles de consommation ?

salle-de-shhot-paris-2Le 14 octobre 2016 est une date à retenir car elle marque définitivement un tournant presque décisif dans la lutte des associations pour autoriser la mise en place de ces salles de shoot. Paris est la première ville française à autoriser l’ouverture d’une salle de shoot.
Cette salle a pour but de proposer aux usagers de bonnes conditions sanitaires ainsi que des produits stériles pour les injections. Accessoirement, elle permettra aussi de faire un recensement précis du nombre de toxicomanes sans forcément les identifier individuellement.
Cette salle de consommation aura également pour rôle de protéger les personnes dépendantes des drogues de mauvaises qualités qui circulent sur le marché. Dans tous les cas, le personnel de santé affecté à l’unité se tient prêt à intervenir en toute circonstance.
La première salle a été inaugurée au 4, rue Ambroise-Paré dans le 10ème arrondissement. Elle est surtout symbolique car d’autres vont suivre. Mais les salles de shoot vont-elles devenir une banalité ?

Un avenir encore incertain pour les salles de shoot

salla-de-shootCette solution était très attendue par les associations qui commençaient à avoir du mal à toucher tous les usagers de drogue. Pourtant, elle n’est pas non plus la réponse à tout. Les habitudes des consommateurs ont certes, bien changé. Ils ne viennent plus se fournir directement dans la rue auprès des dealers. Les consommateurs se fournissent de plus en plus via Internet et se font livrer directement chez eux. Un certain nombre d’entre eux, produisent déjà leur propre drogue.
Même si les salles de consommation ouvertes en Suisse ou au Canada affichent des bilans positifs, la distance risque toujours de limiter la portée de cette salle de la capitale. En effet, ces résultats sont très relatifs. Des concepts très prometteurs comme les salles itinérantes au Danemark ont quand même fermé sans que l’on ne sache vraiment pas pourquoi ils n’ont pas rencontré le succès.

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