Vers une généralisation de la réprobation des pesticides !

Actuellement, la France se penche plutôt vers une prohibition globale des pesticides, notamment les néonicotinoïdes. Ces derniers sont pointés du doigt, car ils sont considérés comme étant la cause principale du ravage des populations d’abeilles en France. Des lois interdisant l’utilisation de certains pesticides ont donc été votées au niveau des législateurs français. Mais ces mesures sont considérées comme excessives, si on se réfère aux limitations imposées par l’Union européenne. Cela a même suscité un grand débat opposant les agriculteurs et les apiculteurs d’un côté, et les fabricants de pesticides et les écologistes de l’autre côté. Rappelons que deux ans après la constatation des impacts des produits comme les néonicotinoïdes sur les abeilles, l’Union européenne a restreint l’usage de produits chimiques de ce genre. Pourtant, les abeilles tiennent un rôle décisif dans la pollinisation des cultures.

Des accusations non fondées !

Selon les fabricants de pesticides, les accusations révélées concernant les pesticides néonicotinoïdes ne sont pas vraiment fondées sur des preuves pratiques, et la chute du nombre d’abeilles au niveau mondial ces derniers temps est causée par différents facteurs. D’autre part, le groupement des agriculteurs a déclaré qu’il n’existe aucune autre alternative possible, et que la réprobation totale affaiblira la production de la France par rapport aux autres pays producteurs de l’Union européenne. Un projet de loi relatif à la biodiversité, proposé à la chambre basse, a approuvé cette réprobation des néonicotinoïdes. Ce projet stipule également une taxation additionnelle sur l’huile de palme.

L’application de cette nouvelle loi est ajournée

Toutefois, cette mesure ne sera pas appliquée avant septembre 2018, c’est-à-dire que son application, qui a été annoncée pour le début de l’année 2017, a été reportée. Cette interdiction des néonicotinoïdes doit encore être discutée au niveau de la chambre haute, avant de procéder au vote final au niveau de l’Assemblée nationale. Il est à noter que le ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, soutient cette interdiction totale.

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